Mami Wata, légendaire sirène d’Afrique par Maki Oh AH15

Divinité populaire en Afrique, “gardienne des vierges et déesse de la rivière”, Mami Wata est une icône relativement récente semblerait il. Selon Amaka Osakwe, directrice de la marque nigérianne Maki Oh, elle a émergé d’une image d’un charmeur de serpent indien qui a fait son chemin en Afrique. Afrique où, les serpents ont une association étroite à l’arc en ciel : “le Serpent du ciel”. Ainsi, le charmeur de serpent est devenu charmeur de pluie : une créature orgueilleuse de l’eau.

Osakwe souligne qu’en Afrique, l’appropriation est un exercice très courant, elle évoque notamment l’imprimé wax de fabrication hollandaise qui s’exporte aujourd’hui sous l’appellation “African Prints” dit “imprimé africain”.

Les idées qui animent Osakwe sont toujours très authentiques. Son interpretation du thème aquatique “Mami Wata”  à travers ces vêtements, s’appuie sur une palette de bleus profonds et de verts subtils. Un travail d’une variété d’effets ondulatoires, volants sculptés,  pour un effet particulièrement frappant. Osakwe a également introduit un certain nombre d’éléments de réflexion:  broderies,  miroir et matériaux nouveaux , comme le Lurex avec une brillance irisée.

A travers cette nouvelle collection, Osakwe développe avec beaucoup d’élégance sa signature. En fin de compte, si la référence  à la sirène ne vous saute pas à l’oeil, c’est que Osakwe a réussit à s’approprier cette univers qu’elle a revisité, en s’exerçant à découvrir de nouveaux éléments dans ses formes habituelles, de nouveaux matériaux, de nouveaux embellissements. Sans doute, elle va les intégrer plus couramment dans ses prochaines collections.

La vision d’Asakwe 

Profondément africaine, Maki Oh utilise souvent les véritables textiles africains comme l’Adire (batik), ou encore  l’Aso-oke (pagne tissé). Elle affirme à travers ses collections qu’en Afrique, ils existent des textiles nobles de qualité supérieure. Elle insiste sur le fait que le tissu Wax n’est pas originaire d’Afrique. Il est importé d’Hollande, d’Inde, de Turquie, de Chine et même d’Angleterre. Même si le monde entier et certains Africains s’entêtent à penser que ce tissu est africain, la firme Hollandaise confirme que le véritable Wax est hollandais depuis 170 ans . Pour Hans Ouwendijk, PDG de Vlisco, «le wax hollandais reste en Hollande, les meilleures montres viennent de Suisse. Les meilleurs cigares, de Cuba. Si maintenant, vous décidez que les cigares et les montres sont fabriqués je ne sais où, vous détruisez la marque.» A bon entendeur…

Voici les 22 looks qui composent la collection – © Maki Oh

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